Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.
Écrivain · 1900-1945Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.
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Source vérifiée
La liberté ou l'amour ! (1927), IV. La brigade des jeux, p. 46
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l’âme qui a senti l’amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
L’homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d’honneur.
Chez les fiers, le besoin de consolation est un mendiant aphone.
Quand c’est l’honneur qui fait accepter un sacrifice, celui-ci devient sublime.
N’oublie jamais, chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !
Lorsqu’on est bafoué, nié, on se forge une carapace, que certains appelleront courage, et d’autres, orgueil ; mais quel que soit son nom, cette carapace permet de sauver ce morceau de dignité qui assure la passerelle entre soi et le reste des humains.
Ayez de l’orgueil dans la limite de la dignité. Ayez de la fierté dans la limite du respect de votre personne. Ayez le sens de l’émulation tout en arrachant de votre cœur la racine de la jalousie.
Une personne de qualité
Ravit mon âme ;
Elle a de la beauté,
J’ai de la flamme ;
Mais je la blâme
D’avoir de la fierté.
J’ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté ; J’ai perdu jusqu’à la fierté qui faisait croire à mon génie.
Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?