On dit que le Temps apaise Le Temps n’apaise jamais Une souffrance aujourd’hui devient Comme les muscles, plus tendus, demain.
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- Les années heureuses sont les années perdues, on attend une souffrance pour travailler.
- Personne ne sait combien de temps peut durer une seconde de souffrance.
- Une longue souffrance n’acquitte rien.
- Les jours s’enfilent et se suivent sans se ressembler. Les plaies se referment; l’oubli atténue la souffrance.
- La souffrance vous fait vivre le temps en détail, moment par moment. Ce qui veut dire que le temps existe pour vous. Et, il glisse sur ceux qui ne souffrent pas; ils ne vivent pas le temps, jamais.
- Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
- Que vaut le temps, s’il n’en reste plus pour s’émouvoir, s’attendrir, aimer ? Ce n’est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l’homme.
- Nous sommes à une époque où les hommes n’arriveront jamais à perdre assez de temps pour conjurer cette fatalité de passer leur vie à en gagner.
- La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative.
- Le temps guérit toutes les peines de coeur. Même les plus profondes : celles qui vous saignent à vif et à vie.
- La souffrance ne peut avoir de sens que quand elle ne mène pas à la mort, et elle y mène presque toujours.
- Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu’il est mû par de petits rouages. Quand l’horloge s’arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
- On passe tant d’heures dans la vie à remettre à plus tard ce qui doit souffrir; on ne perd jamais à surseoir.
- Je crois qu’on survit à tout. Je crois que la vie est plus forte. Je crois que le temps est assassin et balaye les visages du passé en emportant avec lui les épreuves qu’on pensait ne pas pouvoir surmonter.
- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.