À distance, les maux divertissent leur homme.
PoèteÀ distance, les maux divertissent leur homme.
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Odyssée
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La vie d’un homme entre ciel et terre passe comme le saut d’un poulain blanc franchissant un fossé : un éclair et c’est fait.
L’homme, le matin, il tousse, il crache. Le midi, il pète, il rote. La nuit, il ronfle, il bave et le reste du temps, il se gratte les couilles.
Les hommes sont comme des taureaux. Ils ne résistent pas à la semelle rouge.
Vigilant au milieu des négligents, éveillé au milieu des endormis, l’homme intelligent marche, laissant les autres aussi loin derrière lui qu’un rapide coursier laisse un cheval débile.
Etrange l’homme sans rivage, près de la femme, riveraine.
Moins il y a de distance entre deux hommes, plus ils sont pointilleux pour le faire remarquer.
Les perdreaux vont par bandes et nichent ensemble aux creux des sillons, pour s’enlever à la moindre alerte…
La passion du jeu c’est l’hystérie de l’homme.
Heureux celui qui se jette au bout de lui-même.
La nuit je vois parfois la silhouette d’un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C’est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres.

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