Dieu est mort : n’entendons pas par là qu’il n’existe pas, ni même qu’il n’existe plus. Il est mort : il nous parlait et il se tait…
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Dieu est mort : n’entendons pas par là qu’il n’existe pas, ni même qu’il n’existe plus. Il est mort : il nous parlait et il se tait…
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Situations. I, Essais critiques
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Mais en Dieu il n’y a rien de fini : en Dieu, il n’y a rien de transitoire ; en Dieu il n’y a rien qui tende vers la mort. Il s’ensuit que pour Dieu le présent n’existe pas.
Dieu se manifeste, il nous guide la distance d’une lieue, puis il laisse tomber. Et tout alors demeure pire qu’avant. Cette vie est la tête à l’envers, personne ne peut mesurer ses cueillettes et pertes.
On n’a jamais tant parlé de Dieu depuis qu’il est mort.
Dieu ne nous remplit qu’autant que nous sommes vides.
Attends pour nier Dieu qu’on ait bien prouvé qu’il n’existe pas !
Si Dieu n’existe pas, demandez-lui pourquoi.
Dieu existe dans ce que nous ne connaissons pas.
Dieu est mort, et le monde en dormant n’a fait que changer de côté.
À présent, il n’avait plus aucune certitude sur rien à part celle d’être vivant. Pour lui, c’était la seule et unique vérité sur cette terre : tu étais vivant ou tu étais mort. Le reste n’était que croyances ou constructions de l’esprit.
Toutes nos pensées qui n’ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.

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