Dieu dit… : je me cache, mais personne ne veut me chercher.
Source : La Montagne de minuit (2010)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Dieu dit… : je me cache, mais personne ne veut me chercher.
Source : La Montagne de minuit (2010)
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Je ne voudrais pas être à la place de Dieu, c’est un cul de sac.
Je ne trouve qu’en vous je ne sais quelle grâce
Qui me charme toujours et jamais ne me lasse.
Je n’ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l’autre pour pouvoir exister.
Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !
Moi, je vis comme un bohémien. Je suis un fugitif. Il n’y a pas un lieu qui me semble habitable au-delà d’une certaine durée, pas même ma propre peau.
N’aspire pas, ô mon âme, à la vie éternelle mais épuise le champ du possible.
L’impossibilité où je suis de prouver que Dieu n’est pas me découvre son existence.
Pour aimer, pour haïr, il faut se donner. […] Qui suis-je et qu’ai-je à donner, moi ? J’existe à peine : de tous les fantômes qui rôdent aujourd’hui par la ville, aucun n’est plus fantôme que moi.
L’enfer, ce lieu Ne me parlant plus de Dieu ?
Lorsque je me trouve seul, alors, en face de mes piliers, mes murs et mes corniches ; alors, dis-je, je laisse tomber sur ces pierres muettes un regard d’amour.

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