L’enfer, ce lieu Ne me parlant plus de Dieu ?
Écrivain, 1844-1896L’enfer, ce lieu Ne me parlant plus de Dieu ?
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Bonheur (1891), Ô j’ai froid d’un froid de glace, 21
… je brûle à toute place! Mes os vont se cariant, Des blessures vont criant; Mes ennemis pleins de joie Ont fait de moi quelle proie! Mon cœur, ma tête et mes reins Souffrent de maux souverains. Tout me fuit, adieu ma gloire! Est-ce donc le Purgatoire? Ou si c’estl’enfer ce lieu Ne me parlant plus de Dieu?— L’indignité de ton sort Est le plaisir d’un plus …
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Dieu est le lieu où je ne me souviens pas du reste.
Il me vient cette pensée affreuse que j’ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l’enfer.
Je ne voudrais pas être à la place de Dieu, c’est un cul de sac.
Dieu est mort, marx est mort, et moi-même je ne me sens pas très bien…
Quand on se met à parler de Dieu, ce n’est déjà plus de Dieu que l’on parle.
Je ne crois pas en Dieu, j’abjure et je renie Toute pensée, et quant à la vieille ironie, l’amour, je voudrais bien qu’on ne m’en parlât plus.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est l’absence de tout autre.
Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !
Le monde où nous vivons est un tripot et un mauvais lieu. J’ai honte que Dieu m’y voie.

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