Dévasté dans sa chair, en révolte contre Dieu, ayant résisté à toute croyance, il trouva enfin un compromis entre l’amour et la religion dans l’amitié - cette religion de l’intimité.
Image : Dévasté dans sa chair, en révolte...

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- Voulant une religion, la volupté inventa l’amour.
- Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l’amour de Dieu poussé jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi poussé jusqu’au mépris de Dieu.
- L’ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l’homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l’instance tutélaire.
- Dans le système religieux occidental dominant, l’amour de Dieu est essentiellement le même que la croyance en Dieu, en l’existence de Dieu, en la justice de Dieu, en l’amour de Dieu. L’amour de Dieu est essentiellement une expérience intellectuelle. Dans les religions orientales et dans le mysticisme, l’amour de Dieu est un sentiment intense d’unité, inséparablement lié à l’expression de cet amour dans chaque acte de la vie.
- Celui qui s’est rassasié trahit Dieu.
- Celui qui a vécu jusqu’au bout l’orgueil de la solitude n’a plus qu’un rival : Dieu.
- C’est un grand dieu que l’Amour, un dieu qui mérite l’admiration des hommes et des dieux, et cela pour bien des raisons, dont la moindre n’est pas son origine.
- Tout l’être de tout chrétien est la foi et l’amour. La foi apporte la personne à Dieu, l’amour apporte la personne aux gens.
- L’amour des hommes est bas, mais il s’élève en pentes douloureuses et mène à Dieu.
- Un croyant qui a perdu la foi, la grâce, pourrait à juste titre accuser Dieu de trahison.
- L’idée que Dieu est amour, dans le sens qu’il est toujours le même, est si abstraite qu’au fond elle équivaut au scepticisme.
- L’amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n’est pas étrangère à l’amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
- Le culte de Dieu mortifie la concupiscence.