Dévasté dans sa chair, en révolte contre Dieu, ayant résisté à toute croyance, il trouva enfin un compromis entre l’amour et la religion dans l’amitié – cette religion de l’intimité.
1876-1972Dévasté dans sa chair, en révolte contre Dieu, ayant résisté à toute croyance, il trouva enfin un compromis entre l’amour et la religion dans l’amitié – cette religion de l’intimité.
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Aventures de l'esprit
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Être amoureux, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible.
Celui qui est parvenu au cœur même de sa religion est aussi parvenu au cÏur des autres religions.
Voulant une religion, la volupté inventa l’amour.
Le monde moderne vit donc un affrontement entre deux amours bien différents : l’amour de Dieu poussé jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi poussé jusqu’au mépris de Dieu.
L’amour des hommes est bas, mais il s’élève en pentes douloureuses et mène à Dieu.
Dans le système religieux occidental dominant, l’amour de Dieu est essentiellement le même que la croyance en Dieu, en l’existence de Dieu, en la justice de Dieu, en l’amour de Dieu. L’amour de Dieu est essentiellement une expérience intellectuelle. Dans les religions orientales et dans le mysticisme, l’amour de Dieu est un sentiment intense d’unité, inséparablement lié à l’expression de cet amour dans chaque acte de la vie.
Celui qui s’est rassasié trahit Dieu.
L’ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l’homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l’instance tutélaire.
Celui qui a vécu jusqu’au bout l’orgueil de la solitude n’a plus qu’un rival : Dieu.
Le culte de Dieu mortifie la concupiscence.

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