Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien.
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La Critique de L’École des femmes (1663), scène 3, Uranie
… L’affectation en cette matière est pire qu’en toute autre; & je ne vois rien de si ridicule que cette délicatesse d’honneur qui prend tout en mauvaise part, donne un sens criminel aux plus innocentes paroles, & s’offense de l’ombre des choses.Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien.Au contraire, leur sévérité mystérieuse, & leurs grimaces affectées, irritent la censure de tout le monde contre les actions de leur vie. On est ravi de découvrir ce qu’il y peut avoir à redire; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il n’appartient qu’à un homme de peu d’expérience de faire une déclaration en forme. Une femme se persuade beaucoup mieux qu’elle est aimée par ce qu’elle devine que par ce qu’on lui dit.
La femme ne travaille point ses termes : c’est l’émotion directe qui les jette à son esprit ; elle ne fouille pas les dictionnaires. Quand elle sent très fort, elle exprime très juste, sans peine et sans recherche, dans la sincérité mobile de sa nature.
J’ai déjà remarqué que les refus de simagrée et d’agacerie sont communs à presque toutes les femelles, même parmi les animaux, et même quand elles sont plus disposées à se rendre ; il faut n’avoir jamais observé leur manège pour disconvenir de cela.
Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.
Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez d’horreur devant tant d’hypocrisie, de jalousie, de méchanceté, de bassesse.
J’ai connu plusieurs femmes distinguées qui disaient ne pouvoir bien penser, ni bien causer, qu’en faisant de la tapisserie.
Pourtant si, c’est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu’il ne faut plus jamais laisser seul.
La femme, comme le chat, a neuf vies.
Une femme courrait à travers le feu et l’eau pour un cœur si bon.
Le vent change chaque jour, la femme chaque seconde.

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