Compromis. Sorte d’ajustement d’intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu’il a eu ce qu’il ne devait pas obtenir, et qu’il est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû.
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- Absent. Particulièrement exposé au dénigrement; calomnié; définitivement dans son tort; oublié de la considération et de l’affection de chacun.
- Il existe un doux euphémisme pour l’autosatisfaction : on nomme cela une autobiographie, et l’auteur y insiste souvent sur les défauts des autres pour souligner combien ses propres réussites sont dignes d’éloges.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
- Il y a des gens qui préfèrent au succès la satisfaction qu’ils trouvent en eux-mêmes.
- Le guerrier et le politique, non plus que le joueur habile, ne font pas le hasard, mais ils le préparent, ils l’attirent, et semblent presque le déterminer.
- Être homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.
- Par un travail contraire, ou plutôt par une conséquence naturelle, les plus vilaines choses ont pris des noms charmants. Le succès purifie tout; la nécessité excuse les actions les plus laides.
- On ne possède bien que ce que l’on partage. Tu satisfais enfin, pour la première fois, ce double instinct qui est en toi de dominer et de servir. Tu te sens regardé. Tu agis moins et mieux.
- Il est remarquable l’état de celui qui n’éprouve pas la tentation de ce qu’il ne fait pas; et non pas l’état de celui qui est tenté et qui renonce. En termes réalistes, le premier est la paix et le second, le déchirement.
- Ce qui fait le jésuite, c’est qu’ayant pesé les moyens extérieurs de persuader, éducation, imitation, opinion unanime, il les juge suffisants, par un profond mépris de la sagesse individuelle, qui examine sans fin et ne fait rien.
- Il faut, quand le combat s’engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n’hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent sur le champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.
- La fidélité, c’est de la mauvaise colle. Une invention pour faire croire que les deux parties tiennent debout ensemble.
- Il n’y a pas d’injustice ! L’injustice, c’est de croire que les choses pouvaient se passer autrement (...) C’est toi qui décides le sens que tu donnes au voyage. Alors si tu préfères croire qu’on t’a refilé de mauvaises cartes, libre à toi.
- Une fois qu’une décision est prise, il faut fermer les oreilles aux meilleurs arguments contraires. C’est l’indice d’un caractère fort. Par occasion il faut donc faire triompher sa volonté jusqu’à la sottise.