Du civilisé au sauvage, il y a tout juste la distance qu’il y a de l’amour à la jalousie. On trouvera un jour des instruments pour mesurer ces infiniment petits.
Écrivain, 1852-1935Du civilisé au sauvage, il y a tout juste la distance qu’il y a de l’amour à la jalousie. On trouvera un jour des instruments pour mesurer ces infiniment petits.
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Physiologie de l'amour Moderne
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Il faut, dans la vie, assaisonner l’amour d’un peu de jalousie.
Partout la jalousie est un monstre odieux :
Rien n’en peut adoucir les traits injurieux ;
Et plus l’amour est cher qui lui donne naissance,
Plus on doit ressentir les coups de cette offense.
Je trouve bien plus de distance De L’amour a l’indifférence Que de la haine a l’amour.
Je puis comprendre et légitimer les anomalies en amour et en tout mais qu’il y ait des impuissants parmi les sots, cela me dépasse.
Si l’on regarde au fond de ce solitaire, sous une triple cuirasse de froideur indulgente, d’ordre poussé jusqu’aux minuties, et de politesse, il y a, d’abord, l’amour ardent de la vie, et l’instinct de la domination.
C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
Les rapports amoureux, les rapports purement « physiques » sont si pathétiques quand la vie même est en jeu ! Quand la civilisation est en jeu !
Votre tendresse, mon amour, comme cela est bien plus démodé que la neurasthénie. Un amant vraiment tendre, mais on peut vivre et mourir sans en rencontrer un seul. Il y a bien quelques individus de l’espèce qui présentent des vestiges.
Passé le coup de foudre et l’ivresse des débuts, une autre réalité s’installe. Les élans sont moins fougueux, les ébats s’espacent et perdent de leur passion. Les défauts de l’être aimé nous apparaissent, les manies que tantôt nous trouvions charmantes nous portent progressivement sur les nerfs…
Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux, dans un monde infini où l’on ne tient que deux.

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