Le ciel pouvait me réserver une belle fille qui fût plus au gré du monde, mais non pas qui fût plus au gré de mon cœur.
Écrivain, 1688-1763Le ciel pouvait me réserver une belle fille qui fût plus au gré du monde, mais non pas qui fût plus au gré de mon cœur.
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Source vérifiée
La Vie de Marianne (1731), partie 4
Tu ne me dis rien, Marianne, me dit ma bienfaitrice; mais j’entends ton silence, et je ne m’en défends point, je suis moi-même sensible à la joie que je vous donne à tous deux.Le Ciel pouvait me réserver une belle-fille qui fût plus au gré du monde, mais non pas qui fût plus au gré de mon cœur.
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C’est peut-être pour cela même que l’image de cette aimable femme est restée empreinte au fond de mon cœur en traits si charmants.
Je rêve assez grand, mais je ne savais vraiment pas que ma vie pouvait être aussi géniale. Je suis la fille la plus chanceuse du monde, sans aucun doute !
Elle était très belle, extraordinairement intelligente. Elle avait presque toutes les meilleures qualités. Sauf la pureté.
Véronique, irréparablement enlaidie, deviendrait cette amie très douce, cette compagne bienfaisante des heures de lassitude intellectuelle et de tristesse, cette sœur qu’on avait rêvée et que la jolie femme ne pouvait être.
Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme.
J’ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m’a pas trouvé beau. Je n’ai pas eu de sœur
Plus tard, j’ai redouté l’amante à l’œil moqueur.
Je vous dois d’avoir eu, tout au moins, une amie
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie.
Vous seul au monde avez vu ce que je suis ; car vous m’avez vue sous le coup d’un amour bien vrai et bien profond, puisqu’il est sans espoir ; et qui n’a pas vu une femme amoureuse ne peut pas dire ce qu’elle est.
Avant de m’avoir pour amant, a d’autres tu semblais jolie ; Mais par moi tu fus embellie De la beauté d’un sentiment.
Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !
La beauté des femmes, Elle n’était pas parfaite et triomphale, Ce n’était pas celle des anges et des fleurs. (…) Oh ! non, leur beauté n’était pas Celle impassible des fées Non plus celle opulente des déesses, Mais c’étaient des beautés de femmes…

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