Cet été, j’aurai cinquante ans ;
La mort me dégrade, incessamment.
1899-1986Cet été, j’aurai cinquante ans ;
La mort me dégrade, incessamment.
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L'auteur et autres textes = El hacedor
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Il y a des moments où j’ai envie de mourir,
Alors, la mort, ça m’est égal.
Mon rêve : mourir jeune à un âge très avancé.
La vie commence à cinquante ans, c’est vrai ; à ceci près qu’elle se termine à quarante.
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant !
Je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition.
Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
Ma vie est comme une plume sur le dos de ma main, attendant le vent de la mort.
La mort ne peut plus m’enlever ma vie.

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