J’ai besoin d’une résonance pour incarner un personnage.
Source : Télé 2 semaines, 8 février 2011
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
J’ai besoin d’une résonance pour incarner un personnage.
Source : Télé 2 semaines, 8 février 2011
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Je suis mi-tout. Je suis mi-révo, mi-réac, mi-con, mi-pas-con. C’est mon personnage, je m’en sers pour ouvrir ma gueule sur les planches comme dans la vie courante.
Phonographe. Jouet irritant qui redonne la vie à des bruits morts.
Les voix ont un pouvoir étrange sur les mots. Une seule intonation sur une syllabe et tout change.
J’ai aussi utilisé ces sons réalistes d’une manière psychologique. Avec The Good, the Bad et The Ugly, j’ai utilisé des sons d’animaux – comme vous dites, le son coyote – de sorte que le son de l’animal est devenu le thème principal du film.
La partition est une chose, le chant en est une autre. Ce qu’il faut, c’est avoir la musique en tête et la chanter avec le corps.
Quelle que soit la pièce qu’il joue, le style de jeu qu’il utilise, qu’il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l’acteur, c’est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
Dans toute carrière publique, une fois que l’on a construit son personnage, et que le bruit qu’il fait revient à son auteur et lui enseigne qui il paraît – celui-ci joue son personnage – ou plutôt son personnage le joue, et ne le lâche plus.
Il existe un point précis dans la trajectoire d’un artiste. Le moment où sa propre voix commence à se faire entendre. La densité se propage en elle, comme du sang dans de l’eau.
Le véritable mélomane est celui qui colle son oreille à la serrure d’une salle de bains afin d’entendre une femme chanter.
Moi qui viens de la douleur de vivre, je veux la vibration du gai.

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