Une autre des subversions de Borges, c’est l’idée que chaque livre, quel qu’il soit, contient la promesse de tous les autres, à la fois mécaniquement et intellectuellement.
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- La thèse liminaire de ce livre est que la promesse de la technique moderne s’est inversée en menace, ou bien que celle-ci s’est indissolublement alliée à celle-là.
- La promesse est ce qu’il y a de plus courtois et de plus fashionable; l’exécution est une sorte de codicille ou de testament qui atteste une maladie grave dans le jugement de l’auteur.
- Alors je me souviens que le mot Etranger est une des plus belles promesses du monde, une promesse de couleurs, belle comme la Liberté.
- Vos actes ordinaires d’amour et d’espoir soulignent l’extraordinaire promesse que chaque vie humaine a une valeur inestimable.
- Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
- Les grands livres latins et grecs, ces solitudes Où l’éclair gronde, où luit la mer, où l’astre rit, et qu’emplissent les vents immenses de l’esprit, c’est en les pénétrant d’explication tendre, en les faisant aimer, qu’on les fera comprendre.
- La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan.
- Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun.
- Il considérait que les meilleurs livres demandent des efforts et que, plus globalement, tout ce qui est obtenu facilement est vain et sans valeur.
- L’amour commun des livres crée la plus bienfaisante des solidarités : celle de l’ordre, de la méthode, de la clarté, du travail, de l’étude. Il n’y a pas de goût plus noble.
- Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d’étoffes s’assortir pour son argent.
- C’est vrai que les livres nous protègent, dit-il, mais leur protection ne dure pas éternellement. C’est un peu comme les rêves. Un jour ou l’autre, la vie nous rattrape.
- Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait lui-même par la force interne de son style.
- C’était un vrai cliché, mais j’avais beaucoup lu Pascal dans mon adolescence, à cet âge où l’on n’oublie à peu près rien et où l’on croit à peu près tout, bon ou mauvais, de ce qui vous tombe sous la main.
- Il est évident, comme vous dites, que l’ouvrage est de différentes mains.