La thèse liminaire de ce livre est que la promesse de la technique moderne s’est inversée en menace, ou bien que celle-ci s’est indissolublement alliée à celle-là.
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- Une autre des subversions de Borges, c’est l’idée que chaque livre, quel qu’il soit, contient la promesse de tous les autres, à la fois mécaniquement et intellectuellement.
- La promesse est ce qu’il y a de plus courtois et de plus fashionable; l’exécution est une sorte de codicille ou de testament qui atteste une maladie grave dans le jugement de l’auteur.
- Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponses à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
- La volonté aboutit à un ajournement, l’utopie; la science aboutit à un doute, l’hypothèse.
- Ce n’est pas seulement l’art qui est incompatible avec la stabilité. Il y a aussi la science. La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchainée et muselée.
- La pression du travail et le flux incessant des idées se déversant dans notre conscience à travers toutes les portes de la connaissance rendent l’existence moderne risquée à bien des égards.
- En science comme ailleurs, l’inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l’autoritarisme sont toujours à craindre.
- Il méprisait la société actuelle, qui en tout et à tout propos renie sa propre histoire, et qui, ce faisant, n’a ni passé ni avenir, comme il s’est une fois exprimé, et qui est devenue la proie de l’abrutissement par la science atomique.
- Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique : c’était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu’à le qualifier de "goulet d’étranglement de l’humanité".
- La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
- Antisthène disait que la science la plus difficile était de désapprendre le mal.
- Je m’intéresse à la vérité, j’aime la science. Mais la vérité est une menace, la science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
- Ce n’est pas la technique qui représente le vrai danger pour la civilisation, c’est l’inertie des structures.