Il n’y a autre fin de changement et de mutation en l’homme que celle de l’estre.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Il n’y a autre fin de changement et de mutation en l’homme que celle de l’estre.
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Oeuvres de Plutarque traduites du grec
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Ce que je constate surtout, devant un homme, devant un corps vivant d’homme, c’est qu’il change à chaque seconde, qu’incessamment il vieillit.
Par une extravagance une autre est abolie : D’âge en âge on ne fait que changer de folie.
L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
L’homme n’est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. À chaque point de sa vie, il n’est pas encore ce qu’il peut être et que peut-être il sera.
Il n’y a rien de plus stable que le changement.
Les événements de la vie peuvent changer le caractère d’une personne ; le tempérament demeure, parce qu’il reste sous le contrôle des gènes qui l’ont produit.
La mort n’est rien de plus qu’un changement éternel.
Le problème n’est pas de savoir si l’homme modifiera ou non les systèmes natures, mais bien plutôt comment il le fera.
L’homme n’est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l’on n’en a jamais fini, qu’il soit a peu près humain.
Personne n’imagine encore qu’on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.

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