L’artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
Écrivain, 1452-1519Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
L’artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
Écrivain, 1452-1519Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Pour sauver ce vieux monde il faut un Dieu nouveau, et le prêtre demande un autre sacrifice. Voici bien deux mille ans que l’on saigne l’Agneau ; Il est mort à la fin, et sa gorge épuisée N’a plus assez de sang pour teindre le couteau.
Il est le Roi, — c’est-à-dire un être extraordinaire, intermédiaire entre l’homme et Dieu, dépositaire de l’autorité divine.
Le prêtre éclipse Dieu.
Peindre, sculpter, écrire, composer des hymnes, des opéras, des élégies, c’est montrer à la mort sa faillite.
Que de grands seigneurs, au léopard semblables, N’ont que l’habit pour tous talents !
Dieu est artiste, il n’a de souci que de l’inaccessible.
Car la poésie est l’étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs.
Le dieu père est mort. Et l’Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant.
La vie d’un homme, fût-il esclave, est sacrée et personne n’a le droit de la supprimer ou même de se donner à mort.

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