Apprends de tes malheurs à ne pas trop faire le fier.
Dramaturge · 495-406Apprends de tes malheurs à ne pas trop faire le fier.
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Source vérifiée
Tragédies, tome III (Philoctète ; Œdipe à Colone), vers 1387, p. 62
L’homme qui sait rendre bienfait pour bienfait est un genre d’ami qui vaut tous les trésors.
L’homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d’honneur.
Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.
Chez les fiers, le besoin de consolation est un mendiant aphone.
Quand c’est l’honneur qui fait accepter un sacrifice, celui-ci devient sublime.
N’oublie jamais, chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !
Lorsqu’on est bafoué, nié, on se forge une carapace, que certains appelleront courage, et d’autres, orgueil ; mais quel que soit son nom, cette carapace permet de sauver ce morceau de dignité qui assure la passerelle entre soi et le reste des humains.
Ayez de l’orgueil dans la limite de la dignité. Ayez de la fierté dans la limite du respect de votre personne. Ayez le sens de l’émulation tout en arrachant de votre cœur la racine de la jalousie.
Qui veut faire la guerre doit d’abord mettre son âme en état de supporter les revers.
La guerre enseigne la violence et l’aveuglement.