À l’adolescence se pose la question cruciale du rayonnement : sera-t-on dans la lumière ou dans l’obscurité ? J’aurais aimé pouvoir choisir.
ÉcrivaineÀ l’adolescence se pose la question cruciale du rayonnement : sera-t-on dans la lumière ou dans l’obscurité ? J’aurais aimé pouvoir choisir.
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Le voyage d'hiver
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Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
On m’a dit : c’est qu’une étincelle avant l’obscurité
Juste un passage, un arc-en-ciel, une étrange absurdité
Des frères, des tendres, des trésors à chercher
Des vertiges à prendre, à comprendre et des filles à caresser
J’me suis dit : Bonne idée !
Ce n’est pas la lumière qui manque à notre regard, c’est notre regard qui manque de lumière.
Nous n’avons pas de clair-obscur, et cela, c’est impensable. La volte-face est trop nette et la vie n’est jamais si tranchée. Il y a donc tricherie, à un endroit ou à un autre.
La nuit vient ? Le jour viendra. L’obscurité porte la promesse de la lumière.
Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la brève lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n’appartient qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel ni la pluie ni les vents ne viennent l’émouvoir.
Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !

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