Dans les accidents de chemin de fer, c’est toujours le dernier wagon le plus dangereux. C’est pour cela qu’on l’a supprimé.
Écrivain, 1893-1975Source : L’Os à moelle
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Dans les accidents de chemin de fer, c’est toujours le dernier wagon le plus dangereux. C’est pour cela qu’on l’a supprimé.
Écrivain, 1893-1975Source : L’Os à moelle
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Le train, automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Les meilleures choses ne sont bonnes qu’à la condition de les préserver de l’abus. Chauffée à un certain degré, ce n’est plus la vitesse, c’est la mort que donne la machine à vapeur.
Le train entrait en gare, soufflant et crachant comme un gros chat en colère.
La mort n’est pas un train que chacun est libre de prendre ou de rater, un endroit auquel on a décidé tout à coup de ne pas se rendre. Il s’agit d’un train que personne ne peut manquer.
Les hommes ont construit les trains à leur image : violents dans leurs actes et stupides dans leur fonctionnement.
Le pire de la mort c’est de penser qu’on en réchappe.
On a toujours le choix entre deux routes : l’une qui ramène à la commodité et à la sécurité de la mort, l’autre qui va droit devant, tout en ne menant nulle part.
Je vous assure que de ne pas avoir son permis de conduire, c’est une preuve de courage : on vous donne toujours la place du mort.
La voiture est comme un coffre jeté du haut d’un pont. On y étouffe. On n’y entend rien d’autre qu’un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne au-dehors. On ne peut rien en saisir.
Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue.

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