Les hommes ont construit les trains à leur image : violents dans leurs actes et stupides dans leur fonctionnement.
Source : 1000 mensonges (2010)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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L’homme se donne l’illusion d’être un démiurge en créant de petites fatalités à sa mesure. Par exemple, sous la forme d’horaires ferroviaires. Mais le subterfuge trompe davantage les chefs de gare que les théologiens.
Le train entrait en gare, soufflant et crachant comme un gros chat en colère.
Quelle vie ! La beauté du paysage, le succès de leur entreprise ne pouvaient en aucun cas compenser l’ennui de leur train-train quotidien.
Le supplice de l’homme coupé en deux résume, à lui seul, le destin de l’homme industrialisé.
Si les locomotives étaient conduites comme l’Etat, le machiniste aurait une femme sur les genoux.
Le génie humain est décidément stupéfiant qui a fait les trains plus larges que les voies, les plafonds plus hauts que les locataires et qui situe le dialogue politique assez bas pour divertir les insectes sociaux.
Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes-machines.
Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Œuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible.
Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans nous et entre hommes.
Dans les accidents de chemin de fer, c’est toujours le dernier wagon le plus dangereux. C’est pour cela qu’on l’a supprimé.

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