Le vieux maître pose les quatre mesures de son sujet, courte et déchirante mélodie dont la simplicité diamantine va mystérieusement s’épanouir en corne d’abondance.
Écrivain, 1924-2016Le vieux maître pose les quatre mesures de son sujet, courte et déchirante mélodie dont la simplicité diamantine va mystérieusement s’épanouir en corne d’abondance.
Écrivain, 1924-2016Partager sur
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Le Vent Paraclet
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Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, infatué de son art, friponneau, besogneux, à genoux devant un écu, et dont il sera facile de venir à bout, monseigneur…
C’est un pur diamant taillé par le premier lapidaire du monde : car Nodier était essentiellement lapidaire en littérature.
Dans une musique, c’est l’ensemble mystérieux de l’intimité des mesures et du secret des notes qui attire et nous charme.
Ce n’est pas un petit travail d’accorder sagesse et musique.
Ô privilège du génie ! Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d’une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu’elle annonce déjà comme un départ.
Les plus grands penseurs, depuis Aristote, se sont attaqués à ce petit problème…
Gagner sa vie en jouant du piano, c’est savoir compter sur ses doigts.
D’une écrevisse, proust parvient à faire de la musique, dali, à l’opposé, avec de la musique parvient à faire une écrevisse.
Ma raison de choisir les diamants est que, aussi denses qu’ils soient, ils représentent la plus grande valeur dans le plus petit volume.

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