Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.
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Zadig (1747), chapitre VI
C’est de lui que les nations tiennent ce grand principe: Qu’il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.Il croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour les intimider. Son principal talent était de démêler la vérité, que tous les hommes cherchent à obscurcir.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Mieux vaut le pardon que le blâme.
C’est le lot des innocents que d’être soupçonnés par la justice et celui des fripouilles que de courir en liberté.
Si on condamne à mort, il faut bien que quelqu’un exécute. C’est la mauvaise action qui déshonore, pas le supplice. Le bourreau est quelqu’un d’utile.
La clémence vaut mieux que la justice.
Il y a peu de crimes qui entraînent pire punition que cette faute généreuse ; se remettre tout entière entre des mains autres.
Mieux vaut être irresponsable et dans le vrai que responsable et dans l’erreur.
Depuis quand la justice se soucie-t-elle du bien-être des victimes ? La justice punit le coupable, mais quelle énergie insuffle-t-elle à la victime pour lui permettre de revivre ? Aucune !
Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime ; mais c’est une vertu de ne pas se venger.
Ne crois pas qu’un mortel coupable d’injustice Tire profit de son péché ; S’il couvre pour un temps son crime et sa malice, un jour rendra public ce qu’il avait caché.
On parle du courage d’un condamné à mort qui marche jusqu’au lieu de l’exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.

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