On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
1920-1986On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
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Les enfants de Dune
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C’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur et il est déjà vôtre.
À quoi ça sert, le pouvoir, si c’est pour ne pas en abuser ?
Comme tout irait mieux si on donnait le pouvoir à ceux qui ont la flemme de le prendre !
Et il est faux de prétendre que le pouvoir corrompt. Il n’avilit que ceux qui en font mauvais usage et sont prêts à ramper pour le conserver.
L’usage du pouvoir exige une certaine mesure d’inhumanité.
Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l’impression d’être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois.
Cède à la force ouverte, et supporte l’empire D’un grand que tu dois ménager : S’il a le pouvoir de te nuire. Peut-être dans la suite il saura t’obliger.
On n’attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu’un mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
Le trop grand empressement qu’on a de s’acquitter d’une obligation est une espèce d’ingratitude.

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