Si l’on trouve du plaisir au bonheur d’autrui, c’est avant tout parce que l’autre est nécessaire à son propre bonheur.

Si l’on trouve du plaisir au bonheur d’autrui, c’est avant tout parce que l’autre est nécessaire à son propre bonheur.

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Fraternités : une nouvelle utopie
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Le bonheur est un maître exigeant, surtout le bonheur d’autrui.
Le plus grand bonheur est de faire le bonheur d’autrui.
Pour être heureux, il faut penser au bonheur d’un autre.
Aimer, c’est trouver dans le bonheur d’un autre son propre bonheur.
On est soi-même l’artisan de son bonheur et on en est parfois aussi le principal obstacle.
Les êtres ont droit au bonheur, si l’on peut parler de droit ici. Je veux dire qu’ils ont l’instinct du bonheur comme ils ont celui de manger, car qu’est-ce que le bonheur sinon la satisfaction, d’un besoin de notre organisme, besoin matériel ou mental.
Mais le véritable chemin du bonheur est de donner celui-ci aux autres.
Le bonheur est égal, soit qu’on le trouve dans une haute fortune ou dans une humble condition.
Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d’insolence aimable qui défie les autres d’en faire autant.
Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose ; cela montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l’envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. Le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous ; il ne nous retire rien et embellit le monde.

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