Tout homme de lettres devrait prendre un pseudonyme pour déshériter sa famille de son nom.

Source : Journal tome 1, 23 juin 1856
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Tout homme de lettres devrait prendre un pseudonyme pour déshériter sa famille de son nom.

Source : Journal tome 1, 23 juin 1856
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui, un jour, aura à le prononcer.
Rien ne devrait recevoir un nom, de peur que ce nom même ne le transforme.
Tout homme est l’auteur de sa propre vie.
Telle est l’ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
Un psychopathe, un homophobe même, mais en même temps, un homme étrangement éloquent et cultivé, attentionné et conscient de la nécessité de la famille, du pouvoir de la loyauté et de la parole donnée. Un paradoxe. Un anachronisme. Un mystère.
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c’est cela l’homme.
Le père est le seul visage d’homme qui soit donné à une femme ; le père est le seul homme qu’il lui soit jamais donné d’être.
Tout homme s’offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.