Telle une musique dans le deuil, tel un propos à contre-temps ; mais fouet et instruction en tout temps font sagesse.
Source : Ecclésiastique, XXII, 6
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Telle une musique dans le deuil, tel un propos à contre-temps ; mais fouet et instruction en tout temps font sagesse.
Source : Ecclésiastique, XXII, 6
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La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c’est à la parole que l’on reconnaît la sagesse.
Ce n’est pas un petit travail d’accorder sagesse et musique.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique – le silence précède la musique et lui succède.
Finalement je n’aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie – pas celle que l’on subit, mais celle avec laquelle on danse.
Devenir musicien, c’est sans doute chercher à mettre la main sur les sons, chercher à éduquer leur violence, à apaiser la vieille souffrance sonore.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Si la musique nous est si chère, c’est qu’elle est la parole la plus profonde de l’âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur.
Cette musique qui n’est pas mauvaise mais qui donne envie d’en entendre de la bonne.
Phonographe. Jouet irritant qui redonne la vie à des bruits morts.
Il en est de l’esprit comme de la musique ; plus on l’entend, plus on exige de subtiles nuances.

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