Tant de liberté, en art, pour n’en faire que si peu de chose !
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Tant de liberté, en art, pour n’en faire que si peu de chose !
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Inquiétudes d'un biologiste
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Nous savons qu’on ne peut faire du grand art que dans un climat de liberté absolue. L’inverse est soumission, art conventionnel, donc faux. Et par conséquent il n’est pas utile à l’homme. Les rêves sont utiles parce qu’ils sont libres.
Voilà pourquoi j’aime l’Art. C’est que là, au moins, tout est liberté dans ce monde des fictions.
L’important n’est pas tant de réfléchir que de déchaîner des forces. Ce n’est pas à la sagesse que doit aspirer l’artiste, mais à plus de folie, plus d’audace, plus de liberté.
Quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même.
Les gens qui ne possèdent rien éprouvent moins de difficulté à retrouver les chemins de la liberté, c’est un fait.
Pour un artiste, la liberté est aussi indispensable que le talent et l’intelligence.
On ne devrait appeler art que la production par liberté, c’est-à-dire par un libre arbitre qui met la raison au fondement de ses actions.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses, et elle n’a besoin que de lumières pour se préserver des excès.
Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.

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