C’est la supériorité et la loi puissante de cet art que son rythme, sa vitesse, son caractère d’éloignement de la vie, son aspect illusoire exigent un criblage serré et l’essentialisation de tous ses éléments.
Écrivain, 1896-1948C’est la supériorité et la loi puissante de cet art que son rythme, sa vitesse, son caractère d’éloignement de la vie, son aspect illusoire exigent un criblage serré et l’essentialisation de tous ses éléments.
Écrivain, 1896-1948Partager sur
Source vérifiée
Scenari
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Tel désordre, effet d’une puissante nature, est le comble de l’art.
C’est dans sa forme pure qu’un art frappe fort.
L’art, c’est la nature accélérée et Dieu au ralenti.
L’important n’est pas tant de réfléchir que de déchaîner des forces. Ce n’est pas à la sagesse que doit aspirer l’artiste, mais à plus de folie, plus d’audace, plus de liberté.
Ce qui fait d’un livre une œuvre d’art, c’est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d’une certaine manière, serait-ce à l’insu de l’auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
L’art meurt-il jamais ? Il se métamorphose, il s’adapte aux circonstances.
Le but même de l’art étant d’immortaliser l’éphémère.
La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c’est de l’éviter. Et on l’évite en vivant dans l’Art, dans la recherche incessante du Vrai rendu par le Beau.
Évidente, l’œuvre d’art n’en reste pas moins à jamais intraduisible, inexplicable, indicible par quelque autre langage – puisqu’elle ne renvoie qu’à elle-même.
Créer, c’est se souvenir : cette proposition concerne l’acteur plus que tout autre créateur. La mémoire est au cœur de son art. Elle est son instrument et sa matière première.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.