Que de routes prend et que de raisons se donne le cœur pour en arriver à ce qu’il veut !
Romancier, 1824-1895Que de routes prend et que de raisons se donne le cœur pour en arriver à ce qu’il veut !
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Source vérifiée
La Dame aux camélias (1848), chapitre VIII
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L’homme est comme l’escargot : le chemin qu’il doit prendre pour arriver jusqu’à lui-même est tortueux.
Il ne faut point douter qu’il fera ce qu’il peut,
Et, s’il a de l’argent, qu’il pourra ce qu’il veut.
Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de le souhaiter beaucoup et d’y travailler peu, de se croire digne de le trouver sans l’avoir cherché.
L’homme croit souvent se conduire lorsqu’il est conduit et pendant que par son esprit il tend à un but, son cœur l’entraîne insensiblement à un autre.
L’obstacle nous fait grands. Par l’obstacle excité, l’homme, heureux à poursuivre une pénible gloire, va se perdre à l’écueil de la prospérité, vaincu par sa propre victoire.
Pouvoir zapper, c’est un grand pas vers l’autonomie !
L’obstination est le chemin de la réussite.
Nous croyons conduire le destin ; mais c’est toujours lui qui nous mène.
La plus belle preuve de confiance de l’homme dans l’homme : les petites routes où il risque le choc frontal à chaque tournant.
Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.

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