Rien n’est pur ou impur de soi. La même salive fait le crachat ou le baiser ; le même désir fait le viol ou l’amour. Ce n’est pas le sexe qui est impur : c’est la force, la contrainte.
PhilosopheRien n’est pur ou impur de soi. La même salive fait le crachat ou le baiser ; le même désir fait le viol ou l’amour. Ce n’est pas le sexe qui est impur : c’est la force, la contrainte.
PhilosophePartager sur
Source vérifiée
Petit traité des grandes vertus
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Sans amour, le sexe n’est que la satisfaction d’un besoin naturel primaire, comme uriner ou déféquer.
N’a pas de saveur ce que l’amant prend de force à l’autre amant.
Quand on a besoin d’aimer, on n’a besoin ni de jambes ni de sexe, il n’y a qu’à écouter et laisser faire les gestes et les mots que dicte la tendresse.
Rien dans l’amour ne se confond et ne se distingue mieux que ceci : le Don et la Demande.
La seule passion naturelle à l’homme est l’amour de soi-même, ou l’amour-propre pris dans un sens étendu.
La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
Faire l’amour est un plaisir, un appétit, un besoin, un amusement, et non pas un devoir.
L’indulgence d’une femme est le ciment de l’habitude, mais elle n’est qu’un faible levier de l’amour.
Par amour pour les hommes, on embrasse quelquefois un être quelconque (parce qu’on ne peut les embrasser tous) : mais c’est précisément ce qu’il ne faut pas révéler à cet être quelconque…
L’amour ne se mesure pas. Aucun instrument ne pourrait en estimer l’étendue, le poids ni la qualité…

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.