La responsabilité d’un vrai chef d’État n’est-elle pas de rendre les métamorphoses possibles ?
1905-1994Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Un vrai dirigeant n’est pas celui qui cherche le consensus mais celui qui l’engendre.
En démocratie, la légitimité n’est pas donnée au départ : l’homme politique doit s’instituer homme d’État.
La société ce n’est pas l’État. L’État n’est que le gérant d’une société anonyme qu’il a pris l’engagement de servir mais qu’il ne se charge, en réalité, que d’exploiter.
La politique n’a pas cessé d’être une manipulation qui se dénonce elle-même, puisqu’elle reste la poursuite par des couches particulières de leurs fins particulières sous le masque de l’intérêt général et par l’utilisation d’un instrument de nature universelle, l’État.
Qui parvient à concilier son devoir avec son vouloir mérite le pouvoir.
Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l’action.
Le cœur d’un homme d’État doit être dans sa tête.
Dans un gouvernement démocratique dont les ministres changent rapidement, le pouvoir réel appartient aux administrations. Chaque ministre croit gouverner, il est en réalité gouverner par elles.
Le grand homme d’État est celui qui réalise en lui la raison et l’impose au-dehors par la croyance.
Pour soutenir les mœurs, il faut des exemples, et ces exemples doivent émaner de ceux qui sont à la tête du gouvernement.

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