Le cœur d’un homme d’État doit être dans sa tête.
Homme d'État, 1769-1821 Image : Jacques-Louis David, Domaine public, Wikimedia Commons Le cœur d’un homme d’État doit être dans sa tête.
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Ainsi parle le chef
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Le grand homme d’État est celui qui réalise en lui la raison et l’impose au-dehors par la croyance.
La responsabilité d’un vrai chef d’État n’est-elle pas de rendre les métamorphoses possibles ?
La tête est chez moi à un pied au moins plus près du cœur que chez la plupart des hommes ; de là vient ma grande droiture : les décisions peuvent être ratifiées lorsqu’elles sont chaudes encore.
Dans le monde d’aujourd’hui, ce n’est pas le corps des hommes mais leur esprit qui est l’enjeu de la lutte politique.
L’homme juste et ferme dans sa résolution, ni la fougue des citoyens donnant des ordres injustes, ni le visage d’un tyran menaçant ne l’ébranle ; car son cœur est solide. Le monde brisé viendrait-il à s’écrouler, ses ruines le frapperont sans l’effrayer.
Etre en accord et en paix avec sa propre conscience est la condition majeure et primordiale qu’un homme de bien puisse requérir.
Il n’y a point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d’autrui.
Un élu, c’est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
Si vous voulez réussir en politique, vous devez garder fermement votre conscience sous contrôle.
En politique il faut toujours se composer, au mieux des circonstances, l’attitude d’un homme qui n’envisage rien que l’avantage général.

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