Quiconque connaîtra l’homme verra que c’est un ouvrage de grand dessein, qui ne pouvait être conçu ni exécuté que par une profonde sagesse.
Écrivain, 1627-1704Quiconque connaîtra l’homme verra que c’est un ouvrage de grand dessein, qui ne pouvait être conçu ni exécuté que par une profonde sagesse.
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Source vérifiée
De la connaissance de Dieu et de soi-même : composé pour l'instruction de monseigneur le Dauphin
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En soi les buts de l’écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c’est quelque chose d’immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
De cette manière on n’est point obligé de faire de l’homme un philosophe avant que d’en faire un homme ; ses devoirs envers autrui ne lui sont pas uniquement dictés par les tardives leçons de la sagesse.
L’homme trouve la raison en lui et la sagesse hors de lui.
Après tout, c’est peut-être cela la sagesse : l’impossibilité d’imaginer.
La marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal.
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d’un mot !
Les sens, plus que l’esprit, ont une intelligence qu’il sera utile de découvrir.
L’important n’est pas tant de réfléchir que de déchaîner des forces. Ce n’est pas à la sagesse que doit aspirer l’artiste, mais à plus de folie, plus d’audace, plus de liberté.
La véritable sagesse ne connaît ni préjugé ni convention : le vrai seul l’intéresse et le bien général la guide.
Parmi les plus grandes découvertes qu’ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l’art de juger les livres sans les avoir lus.

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