Quand on a le cœur encore agité par les restes d’une passion, on est plus près d’en prendre une nouvelle que quand ou est entièrement guéri.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Quand on a le cœur encore agité par les restes d’une passion, on est plus près d’en prendre une nouvelle que quand ou est entièrement guéri.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 484
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Car l’amant s’aveugle sur ce qu’il aime ; il juge mal de ce qui est juste, bon et beau, quand il croit devoir toujours préférer ses intérêts à ceux de la vérité.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
L’amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir.
Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter.
Le couple c’est le lieu de la vie soustraite. La passion c’est le lieu de la vie divisée.
On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère.
L’amour est de toutes les passions la plus forte, parce qu’elle attaque à la fois la tête, le cœur et le corps.
Il est difficile de définir l’amour : ce qu’on en peut dire est que, dans l’âme, c’est une passion de régner.
La confiance que l’on a en soi fait naître la plus grande partie de celle que l’on a aux autres.
Il est difficile d’aimer ceux que nous n’estimons point ; mais il ne l’est pas moins d’aimer ceux que nous estimons beaucoup plus que nous.

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