Le prodige de ce grand départ céleste qu’on appelle la mort, c’est que ceux qui partent ne s’éloignent point.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Le prodige de ce grand départ céleste qu’on appelle la mort, c’est que ceux qui partent ne s’éloignent point.
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Actes et paroles (1875), Pendant l’exil, « Émily de Putron » (19 janvier 1865)
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Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
Dieu est le rédacteur des événements ; l’homme n’en est que le metteur en pages.
Beaucoup d’écrivants, peu de lisants ; tel était le monde jusqu’à ce jour. Ceci va changer. L’enseignement obligatoire, c’est pour la lumière une recrue d’âmes. Désormais tous les progrès se feront dans l’humanité par le grossissement de la région lettrée.
Sur le Racine mort le Campistron pullule.
Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois !
Dieu ! Pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres
Dit-il : « J’ai faim. » L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?
Nous voulons la paix, nous la voulons ardemment. Nous la voulons absolument. Nous la voulons entre l’homme et l’homme, entre le peuple et le peuple, entre la race et la race, entre le frère et le frère, entre Abel et Caïn.
On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.