A présent je ne le perçois plus avec les yeux mais l’apprenhende par l’esprit (shen). Là où s’arrête la connaissance sensorielle, c’est le désir de l’esprit qui a libre cours.
Image : A présent je ne le perçois...

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- La connaissance doit avoir sur quoi s’appuyer pour pouvoir tomber juste. Or sur quoi elle s’appuie (le langage) n’est justement pas fixe.
- Étrange est la nature de la connaissance ! Elle s’accroche à l’esprit, lorsqu’elle s’en est saisie, comme le lichen au rocher.
- Au plus profond, ma connaissance de moi-même est obscure, intérieure, informulée, secrète comme une complicité.
- L’enfant est un esprit capable d’absorber la connaissance. Il a le pouvoir de s’instruire tout seul.
- L’imagination sans connaissance peut créer de belles choses, la connaissance sans imagination ne peut créer que des choses parfaites.
- Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds et pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence.
- L’esprit humain est un grenier tellement impossible à remplir que, du point de vue de la connaissance, il représente un abîme.
- L’instinct est accordé au devenir, il assure la durée. L’intelligence consciente, le néocéphale humain connaît à la fois trop et trop peu du réel.
- L’énergie des esprits est abondante. On la regarde sans la voir. On l’écoute sans l’entendre. Sa substance et sa forme ne peuvent être perçues. Bien que l’on ne puisse la toucher, elle est manifeste, pareille à l’Océan, et sa réalité ne peut être niée.
- Qui n’a pas connu l’absence ne sait rien de l’amour. Qui a connu l’absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l’approche de leur mort.
- Comme il n’est de connaissance, on peut dire qu’il n’est de jalousie que de soi-même. L’observation compte peu. Ce n’est que du plaisir ressenti par soi-même qu’on peut tirer savoir et douleur.
- La fonction même du poète, en tant que mode de connaissance, n’est pour moi qu’une règle de vie qui nous tienne plus vivant, fût-ce à vif, sur l’autre versant de l’apparence.
- Il n’est plus conscient un seul instant d’être en décalage avec la réalité. Il est dans sa propre réalité. Une réalité constituée de souvenirs et de suppositions.
- Il est bon que, dans la jeunesse, on ait cet appétit de savoir, qui n’a que trop de tendances à se recroqueviller par la suite, quand on a compris que l’objet de la connaissance se sauve perpétuellement devant nous.