Le pouvoir, telle une ravageuse pestilence, pollue tout ce qu’il touche.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Tout pouvoir est une violence exercée sur les gens.
C’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
L’usage du pouvoir exige une certaine mesure d’inhumanité.
Tout le monde manipule tout le monde et c’est ce qui rend la politique dangereuse et passionnante à la fois.
À quoi ça sert, le pouvoir, si c’est pour ne pas en abuser ?
Un pouvoir impunément bravé touche à sa ruine.
Plus le pouvoir tend à s’exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
L’ivresse du pouvoir est un alcool extrêmement pervers. Il faut y résister par une discipline intérieure qui ne peut être cultivée qu’avec l’expérience ou la sagesse.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.

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