Il est plus aisé d’être sage pour les autres que de l’être pour soi-même.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Il est plus aisé d’être sage pour les autres que de l’être pour soi-même.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 132
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Connaître les autres, c’est sagesse. Se connaître soi-même, c’est sagesse supérieure.
Il est plus facile de donner un conseil aux autres qu’à soi-même.
Tu ne peux être sage, si tu méprises plus petit que toi, ou si tu jalouses plus grand que toi, ou si tu le fais payer ta sagesse.
À juger sainement des choses, la sagesse consiste plus à nous faire vivre tranquillement, qu’à nous faire mourir avec constance.
Si tu veux avancer dans l’étude de la sagesse, ne refuse point, sur les choses extérieures, de passer pour imbécile et pour insensé.
Il est plus fou d’être sage parmi les fous que d’être fou parmi les sages.
Celui qui en sait beaucoup sur les autres est peut-être instruit, mais celui qui se comprend lui-même est plus intelligent.
La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des hommes.
La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents.
Donner des conseils n’est quelquefois que faire étalage de notre sagesse aux dépends des autres.

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