Pierre m’expliqua qu’il fallait, en politique comme en amour, savoir s’attacher sans se lier, pouvoir servir sans s’asservir, se battre ensemble.
FootballeurPierre m’expliqua qu’il fallait, en politique comme en amour, savoir s’attacher sans se lier, pouvoir servir sans s’asservir, se battre ensemble.
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La politique est l’art de concilier le désirable avec le possible.
La politique demande un lutteur, un batailleur, un homme qui triomphera. Rien de plus.
Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords.
En amour comme en politique, il est inutile d’avoir raison, il suffit d’être convaincant.
La politique, c’est comme l’amour, il faut des grands sentiments et des petites intentions.
D’où un tout autre mouvement : pour sortir de l’« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer ; faire un acte de déposition, au sens où l’on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c’est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l’ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
Il faudrait pouvoir unir les contraires, l’amour de la vertu avec l’indifférence pour l’opinion publique, le goût du travail avec l’indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l’indifférence pour la vie.
Sans l’amour, si difficile à pratiquer, la vie n’est qu’un combat incessant pour posséder et se défendre des autres.
Comme n’importe quel imbécile peut s’en apercevoir, le moyen le plus sûr de progresser en politique est de se tenir près de celui qui est tout en haut.

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