Phèdre est peut-être le seul ouvrage de ce grand homme (Racine) où l’amour soit vraiment terrible et tragique.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Phèdre est peut-être le seul ouvrage de ce grand homme (Racine) où l’amour soit vraiment terrible et tragique.
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Source vérifiée
Lettre de d’Alembert à M. J.-J. Rousseau sur l’article Genève (1759)
Le texte original diffère de quelques mots.
… Qu’est-ce que l’amour dans Mithridate, dans Iphigénie, dans Britannicus, dans Bajazet même, et dans Andromaque, si on en excepte quelques traits des rôles de Roxane et d’Hermione?Phèdre est peut-être le seul ouvrage de ce grand homme où l’amour soit vraiment terrible et tragique; encore y est-il défiguré par l’intrigue obscure d’Hippolyte et d’Aricie. Arnauld l’avait bien senti, quand il disait à Racine: Pourquoi cet Hippolyte amoureux? Le reproche était moins d’un casuiste que d’un homme de goût. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’amour malheureux, c’est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Amour hélas ne prend qu’un M. Faute de frappe c’est haine pour aime.
Il n’est pas de véritable amour qui ne soit une folie : « une folie manifeste et de toutes les folies la plus folle » s’écrie Bossuet.
L’amour est comme un livre : même si la fin est triste, on ne regrette pas de l’avoir lu.
De toutes les manières que l’homme a trouvées de se faire du mal à lui-même, l’Amour est la pire.
L’amour… N’est que le roman du cœur. C’est le plaisir qui en est l’histoire.
La grande tragédie de la vie n’est pas que l’homme périsse, mais qu’il cesse d’aimer.
Mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
Il s’aperçut qu’il y avait autre chose dans le monde que les spéculations de la Sorbonne et les vers d’Homerus que l’Homme avait besoin d’affections que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant.

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