On peut douter de la valeur d’une vie vertueuse qui se termine dans le vice autant que d’une vie de péché qui finit bien.
1904-1991On peut douter de la valeur d’une vie vertueuse qui se termine dans le vice autant que d’une vie de péché qui finit bien.
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La puissance et la gloire
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Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s’est entièrement vouée à la pratique de la vertu n’est jamais trop courte.
On peut dire tout le mal qu’on veut d’une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
Étrange comme nos péchés nous semblent vivables tant que nous avons l’espoir de pouvoir un jour les effacer.
Le burlesque c’est la conclusion de la vie.
Ceux qui disent que la vie n’est qu’un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort donc est un bonheur.
Sacrilège, la vie l’est par définition.
La sagesse du futur, celle qui évitera le suicide de l’humanité, ne consistera plus à gagner du temps mais à le remplir, à le vivre, à en prendre toute la mesure.
Là où la vie n’avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C’est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
Il n’y a rien de plus malheureux pour les peuples que les trop longs règnes et comme Dieu est éternel, c’est la fin de tout.

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