On peut donc voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver. Le voyage devient alors un moyen, comme les Jésuites emploient les exercices corporels, les bouddhistes l’opium et les peintres l’alcool.
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- Le seul voyage qui compte est celui qu’on fait sans bouger, à l’intérieur de soi-même.
- En voyage, comme dans le reste de la vie, ce long voyage, le plaisir, paie l’énergie.
- J’ai un peu voyagé; j’ai vu des mortels fort au-dessous de nous, j’en ai vu de fort supérieurs; mais je n’en ai vu aucuns qui n’aient plus de désirs que de vrais besoins, et plus de besoins que de satisfaction.
- En voyage vous perdez vos convictions aussi facilement que vos lunettes, mais il est plus difficile de les remplacer.
- Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
- Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.
- On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
- Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte.
- Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l’avoir cherché.
- Marcher est aussi le zen... Que l’on bouge ou que l’on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l’on se trouve face à une épée l’esprit demeure tranquille.
- La mélancolie, c’est le voyage des vies qu’on n’a pas eues.
- S’habiller est un mode de vie. Cela vous apporte de la joie. Il peut vous apporter liberté et libération, vous aider à vous retrouver et à vous déplacer sans retenue. L’élégance n’est-elle pas oublier ce que l’on porte ?
- Je sus que j’entrais dans un autre monde que celui que je pouvais découvrir de la maison, et aussi que j’étais parti pour un long voyage. Il ne s’agissait plus d’aller en ville, cette fois, mais beaucoup plus loin; un voyage comme j’en avais jamais fait.
- Il est révoltant qu’un homme dirige sur des sentiers faux un voyageur ignorant le chemin à prendre et le laisse ensuite seul dans son erreur. Cependant, n’est-il pas plus révoltant encore d’amener quelqu’un à se fourvoyer en lui-même ?