La pensée est l’esclave de la vie, et la vie est le fou du temps…
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons La pensée est l’esclave de la vie, et la vie est le fou du temps…
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Henry IV : première partie
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Votre vie n’est pas à vous, elle n’est pas votre bien, et celui qui vit dans l’instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d’intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Notre vie est ce qu’en font nos pensées.
Car le temps, c’est la vie. Et la vie habite dans le cœur des hommes.
La vie élégante n’exclut ni la pensée, ni la science : elle les consacre. Elle ne doit pas apprendre seulement à jouir du temps, mais à l’employer dans un ordre d’idées extrêmement élevé.
La pensée appartient au monde créé, alors que l’intuition appartient au monde créateur. La première est soumise au temps, la seconde lui échappe. La pensée sert simplement à transmettre ce que l’intuition lui inspire.
La vie est de la merde, la vie est une histoire racontée par un cynique…
Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l’espoir, est une marchandise qu’on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n’est pas une matière, mais un maître !
Qu’est-ce que notre vie, sinon du temps ?
Chacun de nos jours est une vie. Si la folie est meurtrière, le vice est un bourreau.

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