Parmi les heureux de la terre, ne considérez personne comme favorisé par le sort avant qu’il ne soit mort.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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On n’a pas besoin de croire au bonheur fabuleux, seulement de comprendre qu’il existe toujours un autre choix que la mort.
On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l’est. Un point, c’est tout. Et la mort n’empêche rien – c’est un accident du bonheur en ce cas.
Lorsque les dieux vous proposent l’autre monde comme bonheur, il y a toujours gros à parier que la situation terrestre des hommes n’a rien de brillant.
Et si le bonheur n’existe pas ? C’est que le malheur non plus n’existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d’autres.
Le bonheur, s’il était possible, consisterait à jouir de tous les avantages de la mort : éternité, sécurité, invulnérabilité et cela tout en restant vivant et conscient d’être en vie…
L’honneur du monde peut être avantageux à la fortune ; mais il ne pénètre point dans l’âme, et n’influe en rien sur le vrai bonheur.
Il ne faut jamais déclarer heureux aucun mortel avant sa mort, avant d’avoir vu comment il franchira son dernier jour pour descendre aux Enfers.
Pourquoi chercher désespérément la clef du bonheur alors que, de toute façon, la serrure n’a jamais existé.
Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Le plus grand bonheur ? Avoir tous les vices du monde, sans les reproches ni les remords qui les accompagnent.

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