Le monde, qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale, cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Le monde, qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale, cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort.
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La Crise de l’esprit (1919)
Adieu, fantômes! Le monde n’a plus besoin de vous. Ni de moi.Le monde qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale, cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort.Une certaine confusion règne encore, mais encore un peu de temps et tout s’éclaircira; nous verrons enfin apparaître le miracle d’une société animale, une parfaite et définitive fourmilière. »
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
En général, la mort fait que l’on devient plus attentif à la vie.
Mais celui qui gagne le gros lot de la vie gagne du même coup le lot de la mort.
Nous devrions utiliser la mort pour entrer plus avant dans la vie.
Le bonheur, s’il était possible, consisterait à jouir de tous les avantages de la mort : éternité, sécurité, invulnérabilité et cela tout en restant vivant et conscient d’être en vie…
C’est grâce aux risques que l’on prend que la vie devient vivable.
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
La vie bonne, c’est celle qui recueille, passe au crible et rend utilisables pour l’espèce le plus grand nombre d’expériences, et qui contribue ainsi le plus efficacement au développement collectif.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
La vie s’enfuit et jamais ne s’arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.

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