Mon frère m’avait donné le goût de l’autre et de se contenter de peu, de ne jamais vivre pour l’argent.

Mon frère m’avait donné le goût de l’autre et de se contenter de peu, de ne jamais vivre pour l’argent.

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L'homme qui ment ou Le roman d'un enjoliveur
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Je claquais mon argent, je gâtais mon entourage, j’emmenais ma mère partout, mais je n’étais pas heureux.
J’éprouvai alors qu’on peut aimer l’argent sans être avare.
Je voulais gagner de l’argent. Mais je ne voulais pas que ma vie soit cantonnée à cela.
Je plains le temps de ma jeunesse,
Auquel j’ai plus qu’autre gallé,
Jusqu’à l’entrée de vieillesse,
Qui son partement m’a celé.
Il ne s’en est à pied allé,
N’à cheval : hélas ! comment donc ?
Soudainement s’en est volé,
Et ne m’a laissé quelque don.
Mon frère ne m’a jamais eu à diner, même pas une fois dans sa vie.
Il n’avait rien trouvé à faire de sa vie, ni métier, ni femme, ni crime. Hébergé chez sa mère, il durait pauvrement.
Mon frère s’est distingué cet après-midi à la Chambre en prononçant un discours imbécile.
Vous avez un frère ?
Député, oui, et il a honte de moi… Dame, je suis le seul honnête homme de la famille.
Je suis devenu l’enfant sans je t’aime. Un orphelin privé d’amour à cause de parents trop fatigués pour le lui dire.
Si quelqu’un devait nuire à ma famille, à un ami ou à quelqu’un que j’aime, je le mangerais. Je pourrais finir en prison pendant 500 ans, mais je le mangerais.
L’amour veut vivre aux dépens de sa sœur, l’amitié vit aux dépens de son frère.

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