Le métier des armes fait moins de fortunes qu’il n’en détruit.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Le métier des armes fait moins de fortunes qu’il n’en détruit.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 606
… Le métier des armes fait moins de fortunes qu’il n’en détruit. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il est plus facile de se servir d’un fusil que de montrer du courage.
Conseil désintéressé : ne vous tuez pas au travail ! Achetez un revolver, c’est moins fatigant !
Un mauvais succès a des suites moins fâcheuses que l’irrésolution. Combien de choses se gâtent moins lorsqu’on s’en sert, que si l’on n’en faisait nul usage ?
La vie ne valait rien. La nuit, les armes à feu et les couteaux dictaient leur loi.
L’idéal eût été d’avoir un spadassin qui exécutât la besogne devant lui, mais le métier de tueur à gages s’est à peu près perdu, du moins à l’usage du vulgaire.
L’emploi de la force des armes fait du mal, jamais celui de la pitié.
C’est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l’amoindrir après la victoire.
L’art de la guerre consiste, avec une armée inférieure, à avoir toujours plus de force que son ennemi sur le point qu’on attaque ou sur le point qui est attaqué, mais cet art ne s’apprend ni dans les livres ni par l’habitude.
De toutes les activités auxquelles l’homme s’est jusqu’alors essayé – guerre, politique, religion, jeux violents, sadisme sans réciprocité – faire de l’argent reste socialement la moins dommageable.
Il n’est pas donné aux mortels de commander le succès.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.