Lorsqu’il s’agit de conserver le pouvoir et ses privilèges, l’imagination des gens en place manque rarement de ressources.
Homme d'État, 1916-1996Lorsqu’il s’agit de conserver le pouvoir et ses privilèges, l’imagination des gens en place manque rarement de ressources.
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Pensées, répliques et anecdotes
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La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes, surtout ceux qui exercent le pouvoir et possèdent la richesse, ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence.
Peu de gens comprennent l’immense avantage qu’il y a à ne jamais hésiter et à tout oser.
Savoir sans vouloir ne crée pas de pouvoir.
On doute s’il faut trouver plus risible la rêverie de ceux qui nient le pouvoir de l’or – ou plus grossière l’assurance qu’il peut tout faire ; que rien ne se fait que pour lui.
On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.
Le pouvoir ne règne qu’à la condition de diviser ; il n’a de ressource que dans l’heureuse alternative de la ruse ou de la force.
Savoir ne permet pas toujours d’empêcher, mais du moins les choses que nous savons, nous les tenons, sinon entre nos mains, du moins dans notre pensée où nous les disposons à notre gré, ce qui nous donne l’illusion d’une sorte de pouvoir sur elles.
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d’un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l’isoler dangereusement.
Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent… Les grandes œuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance.
L’imagination la plus folle a moins de ressources que le destin.

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