Le livre d’une vie est d’autant plus noir que les pages en sont blanches.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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C’est peu de chose, une vie qui se déroule au fil des pages d’un cahier noir.
La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière.
La seule signature au bas de la vie blanche, c’est la poésie qui la dessine.
L’histoire est tout aussi légère que la vie de l’individu, insoutenablement légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s’envole, comme une chose qui va disparaître demain.
Chaque page ne vaut que lorsqu’on la tourne et que derrière, il y a la vie qui bouge, qui mêle inextricablement toutes les pages du livre.
La musique est la craie sur le tableau noir de la vie. Sans elle, tout est une page blanche.
La vie est trop insaisissable pour les livres, clarice…
Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur.
La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Les livres sont des chapelets d’encre noire, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c’est quoi, au juste, prier. C’est faire silence. C’est s’éloigner de soi dans le silence.

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